Le déroulé du rituel, étape par étape
Le hammam marocain suit un ordre précis, et c’est l’ordre qui fait le résultat. On commence par chauffer et humidifier la peau, à la vapeur ou simplement sous une douche chaude prolongée, pendant une dizaine de minutes. La peau doit être souple avant qu’on y touche.
Vient ensuite le savon noir, une pâte à base d’olives noires et d’huile d’olive, appliquée sur tout le corps et laissée agir quelques minutes. Il ne mousse pas comme un savon ordinaire : son rôle est d’assouplir la couche superficielle de la peau pour préparer le gommage.
Le gommage se fait au gant kessa, un gant en crêpe rugueux, par passages fermes et réguliers. C’est l’étape la plus surprenante la première fois, parce qu’on voit la peau morte se détacher. Elle est vigoureuse sans être douloureuse, et l’intensité s’ajuste.
On termine par le ghassoul, une argile extraite dans l’Atlas, mélangée à l’eau et appliquée comme un masque sur le corps et parfois les cheveux. Après rinçage, la peau est hydratée à l’huile d’argan. On sort du rituel avec une sensation de peau nette et souple qui dure plusieurs jours.
Ce qu’il faut chez vous
Une salle de bain avec une douche ou une baignoire et de l’eau chaude suffit. Il n’est pas nécessaire d’avoir un vrai hammam en dur : la chaleur et l’humidité de la douche remplacent la salle de vapeur pour l’essentiel du rituel.
Prévoyez de pouvoir mouiller le sol sans souci, et un accès facile à l’eau chaude pendant toute la durée. Dans un riad ancien, les salles d’eau sont souvent carrelées et parfaitement adaptées. Nous apportons les produits, le gant, les serviettes et un tapis antidérapant.
Ce que le rituel fait, et ce qu’il ne fait pas
Le hammam est avant tout un rituel de propreté et de détente, et c’est déjà beaucoup : la peau est débarrassée des cellules mortes, elle absorbe mieux ce qu’on applique ensuite, et la chaleur combinée au gommage détend nettement. C’est particulièrement agréable après plusieurs jours de poussière, de soleil et de marche.
En revanche, ce n’est pas un traitement médical et nous ne lui prêtons pas de vertus thérapeutiques. Si vous avez une affection cutanée, une plaie, un coup de soleil récent ou une peau très réactive, mieux vaut reporter ou nous prévenir : le gommage est déconseillé sur une peau abîmée.
Les soins proposés
En pratique
- Durée
- 75 minutes, dont une dizaine de préparation de la peau.
- Ce qu’il faut sur place
- Une douche ou une baignoire, de l’eau chaude, un sol qui supporte l’humidité.
- Ce que nous apportons
- Savon noir, gant kessa, ghassoul, huile d’argan, serviettes et tapis antidérapant.
- À porter
- Un maillot de bain ou des sous-vêtements que l’eau ne dérange pas.
- Après
- Évitez le soleil direct et l’épilation dans les vingt-quatre heures : la peau est plus sensible.
Questions fréquentes
Le gommage fait-il mal ?
Non, mais il est franc. La sensation ressemble à un frottement ferme plutôt qu’à une griffure. Sur les zones fines, comme l’intérieur des bras, le thérapeute allège naturellement. Dites simplement si vous voulez moins d’intensité : cela s’ajuste sans problème.
Peut-on faire un hammam à deux ?
Oui, l’un après l’autre dans la même salle d’eau, ou en parallèle si votre logement dispose de deux salles de bain. Précisez-le en réservant pour que nous prévoyions le temps et le nombre de thérapeutes.
Faut-il se raser ou s’épiler avant ?
Plutôt après, et pas le jour même. Le gommage sur une peau fraîchement rasée ou épilée est inconfortable et peut irriter. Si vous prévoyez les deux, laissez au moins vingt-quatre heures entre le hammam et l’épilation.
Quelle différence avec un hammam public ?
Le rituel et les produits sont les mêmes. Ce qui change, c’est le cadre : vous êtes seul, dans votre salle d’eau, sans salle commune ni attente. Un hammam public reste une expérience à vivre pour ce qu’elle est ; ce n’est simplement pas la même chose.



